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EDITO

PLAISIR DIVIN...

Il s’agit d’une révolution dans le discours catholique. Le pape François, dans un livre d’entretiens paru en septembre en Italie, recadre le message chrétien sur la sexualité : ''Le plaisir n’est ni catholique, ni chrétien, ni autre chose, il est tout simplement divin.''.

Plusieurs plans peuvent interroger les sexologues si confrontés aux interdits ''introjectés'', c’est-à-dire une morale non consciente qui influence la sexualité de leurs patients(tes). Cette ''morale'', qui prend le masque du négatif, du ''mal'', voire du dégoût et de la culpabilité, empoisonne très souvent l’édifice sexuel qui se construit alors sur des bases de rejet du corps, rejet des humeurs, des fluides, de l’excitation comme sensation douloureuse ou anesthésie, mais aussi rejet du désir et de l’autre. Le discours du pape insiste sur « l’inhumanité » du plaisir grossier, vulgaire, il aurait pu ajouter violent, intrusif, sans consentement...

Mais c’est un pas... Le ''ni autre chose'', dont on ne sait pas d’ailleurs ce qu’il évoque, à part que ce ne serait pas une ''chose'', décale le plaisir sexuel du côté de la spiritualité... ce qui disons-le n’est pas donné à tout le monde ! Et quid de l’animalité dans la sexualité humaine ?...

La ''spiritualisation'' de la sexualité et de ses liens avec l’amour reste la question centrale, ainsi que sa dimension sacrée sousjacente. Le vécu d’une sexualité, épanouie, serait-ce, comme l’a dit un patient, ''embellir les corps par l’amour'' ?

Autant d’interrogations qui vont mettre aussi en perspective le thème du dossier de ce numéro sur ''Fidélité et infidélité''...

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Rédactrice en chef




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